«KAMAZ-master» est à la tête de l’épreuve camions «Dakar-2015»

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«KAMAZ-master» est à la tête de l’épreuve camions «Dakar-2015»

 

L’équipe «KAMAZ-master» participe au rallye légendaire «Dakar-2015» qui a lieu cette année sur le territoire argentin, chilien et bolivien. L’équipage d’Edouard Nikolaev a été le premier au final de la huitième étape. Aujourd’hui, les participants de «KAMAZ-Master» sont à la tête du tableau de classification générale.

La course a démarré le 4 janvier à Buenos-Aires. L’équipe russe «KAMAZ-master» montre de très bons résultats lors de la réalisation du rallye, même malgré des malchances sur certaines étapes.

L’étendue d’une des étapes, Antofagast – Ikike était de 625 km. La piste était clairsemée de parties de vitesse et les hautes dunes de sable apportaient des difficultés supplémentaires. Durant l’étape marathon, les coureurs ont dormi sur un bivouac spécial isolé où la maintenance des véhicules était autorisée que par les membres des équipages sportifs. L’accès des équipes de mécaniciens et la livraison de pièces de rechange étaient catégoriquement interdits.

Après le jour de repos, le 12 janvier, cinq étapes et 3500 kilomètres d’itinéraire dont 1800 sur des parties spéciales de vitesse attendent les participants du « Dakar ». Et le 13 janvier il y a la neuvième étape du rallye sur l’itinéraire Ikike – San pedro de Atakama d’une étendue de 451 km. Les participants devront sur le désert d’Atakama passer une partie spéciale d’un peu plus de cinquante kilomètres au milieu des dunes. 

Les coureurs de l’équipe « KAMAZ-master » ont raconté les difficultés qu’ils ont rencontré au cours de certaines étapes du rallye «Dakar».

Edouard Nikolaev, équipage N°502 : « Hier, dès que nous sommes sortis des dunes, nous avons ressenti la panne dans le moteur sur la piste de sable. On est sorti pour voir : tous les tuyaux du moteur étaient secs. Il a été difficile au début de comprendre que c’était un problème avec le turbocompresseur. Il a fallu une heure et onze minutes pour son remplacement. Une triste panne, d’autant plus que nous avions roulé prudemment  tout en comprenant : s’il arrive quelque chose, il va falloir réparer le véhicule au bivouac sans l’aide du groupe d’assistance. Dans l’ensemble tout a été intéressant, je voudrais seulement attirer l’attention des organisateurs sur le fait qu’il faut interdire la circulation des véhicules civils sur l’itinéraire de la course, il y a eu aujourd’hui des dizaines de véhicules roulant de front et c’est très dangereux ».

Aïrat Mardeev, équipage N°507 : « Tout le monde a roulé prudemment hier et, heureusement, personne a ramené de problèmes mécaniques au bivouac. Malheureusement, Edouard Nikolaev a perdu hier du temps à cause du remplacement du turbo-compresseur. Nous avons dû rouler avec la pompe de la direction assistée en panne. Il y a eu un « coup » dans les sables, rien de spécial. Mais probablement que la pompe avait déjà souffert les jours précédents. Nous sommes arrivés au finish en ralentissant à peine parce qu’à faible vitesse la direction commençait déjà à caler. Nous avons fait le changement au bivouac. Nous en avions une en réserve. Le bivouac de l’étape marathon était un périmètre fermé sur un champ vide. Le but est de fermer l’accès de l’extérieur. Les équipages pouvaient préparer les véhicules pour l’étape suivante seulement avec leurs propres forces. Même les téléphones ne fonctionnaient pas. On a trouvé du travail pour nous, le redressage des pare-chocs n’a pas été simple. La restauration a été organisée dans un petit réfectoire. Beaucoup de camions n’ont pas fini. Nous avons dormi à ciel ouvert sans installer les tentes. Nous avons roulé aujourd’hui à un bon rythme. Je me suis un peu trompé au départ dans le pilotage – je n’ai pas passé la dune du premier coup et Hans Stasi nous a dépassé à cause de cela. Mais une fois sortis, nous l’avons rapidement rattrapé et dépassé sur la piste. Nous avons également dépassé Lopras et de Roy sur la piste. Nous avons dépassé Andreï Karguinov à cause du fait qu’il s’est trompé légérement en navigation. Nous étions les premiers mais on s'est trompé ensuite et nous avons cherché longtemps le point de contrôle de navigation ».

Andreï Karguinov, équipage N°500 : « J’ai compté 45 véhicules aujourd’hui au bivouac. Il y a eu beaucoup de sable à l’étape d’hier. Pep Vila de l’équipe de Gérard de Roy a dit que les dunes lui ont semblé difficiles. On a vu Arthur Ardavitchus seulement ce matin, il n’était pas encore arrivé à une heure cette nuit. Mazovts Sergueï Vyazovitch n’a pas eu de chance, il a cassé son cardan. Il semble qu’il ait le même problème aujourd’hui. Beaucoup sont restés dans les dunes. Nous sommes allés nous coucher et nous avons vu les feux des véhicules arrivant au bivouac. De fait l’idée même d’étapes marathons est très intéressante, les organisateurs doivent continuer à la développer dans le futur. l’atmosphère du bivouac n’est pas habituelle, plus chaude car seuls les équipages de l’épreuve camions se réunissent. Tous les concurrents sont ensembles et nous avons de quoi parler. C’est une sorte de club exclusif des camions ».

Dimitri Sotnikov, équipage N°520 : « En ce qui me concerne, l’étape d’aujourd’hui a été ennuyeuse parce que nous avons roulé sur les même lieux que les jours précédents, nous sommes passés même deux fois sur certains endroits. Tout est couvert de traces. Nous avons malheureusement réalisé une erreur de navigation à cause de cela. Il nous a semblé à un endroit que l’on pouvait facilement couper. Nous avons commencé à errer. Il a fallu retourner sur un des points précédents afin de reprendre l’itinéraire. Nous avons perdu 20 minutes. Beaucoup de confusions, beaucoup de « pièges » dans la course. Hier une grande partie était de pur sable. Sous le soleil au zénith, quand il n’y a pas d’ombre, le relief n’est pratiquement pas visible, tout semble lisse. En particulier s’il n’y a pas de traces. Les équipages en tête avaient de grandes difficultés. Ils tombaient sur des dunes et des trous invisibles, tu « tombes » dedans. Il a fallu rectifier les pare-chocs au bivouac. La descente au bivouac à Ikike ne m’a pas semblé aussi raide que l’année dernière. J’ai regardé les indicateurs pour ne pas serrer le moteur. Le véhicule est dur à diriger, il descend de manière très impétueuse. Il faut seulement le diriger. On n’arrive même pas à ralentir ».

Les quatre équipages russes sont en concurrence dans la catégorie « Camions » avec 60 équipages. L’itinéraire s’étend pour les participants de l’épreuve camions sur 8152 kilomètres, dont 3781 kilomètres – parties spéciales de vitesse. Les représentants de 53 pays participent à la course. Le finish est prévu pour le 17 janvier.